Journal personnel: samedi, le 4 septembre 1999 - Kyiv, Ukraine

Le jour se lève sur un ciel clair de Kyiv aux sons de ronflements. S'étant finalement couché qu'une heure ou deux avant l'aube, on se contentait de laisser la plus grande partie de la matinée se glisée sans s'en apercevoir.

À notre dernier voyage à Kyiv, nous avions trouvé un petit bistro tout près du complexe du Stade Olympiiskyj et, après s'être levés, nous nous y sommes rendus pour le petit déjeuner. Tout un repas avant de se rendre à la boutique du club du Dynamo et au bazar tout près du stade. C'était chaud mais pas trop humide, un temps parfait pour une journée de magasinage et une promenade le long de Khreshchatyk et Maidan.

Le Vengabus?
Le Vengabus?

La boutique du club Dynamo n'en est pas tout a fait un. Le seul équipement disponible date de trois ans et même cela semble être un faux. Les autres choses disponibles sont des portes-clés et des tasses à café et certaines choses que l'on peut acheter presque n'importe où. La vérité est que la plupart des choses à acheter étaient de la marchandise Adidas. Ce qui n'est pas surprenant vu qu'ils sont les fournisseurs d'équipement pour le club mais j'ai vu une meilleure sélection au "3rdDivision sides" en Angleterre. Il est impardonnable que l'on ne peut acheter les équipements en saison de nos jours.

Le bazar offrait un tas de choses de football, à prix trop élevé, si officiel, le reste avait l'air de faux de mauvaise qualité. Le nombre de jerseys du AC Milan à vendre était impressionnant.

Se maquillant au Rock Café
Se maquillant au Rock Café

Nous sommes retournés à notre appartement au début de l'après-midi afin de se préparer pour le grand match. Comme à l'habitude, nous étions vêtus de notre vyshyttya traditionnel, jeans et lunettes de soleil. Alex, de Edinburgh en Ecosse, portait aussi son kilt. Ce que certains résidents de Kyiv pensaient, je n'en sais trop, mais, nous avons attirés plusieurs regards à notre retour en ville vers le Rock Café pour rencontrer nos amis.

Nous avions finalement rencontré les Ukrainiens Francais la soirée précédente et tous y étaient en train de se préparer. Sasha de Moscou, Serhei et Natalka de Kyiv, Eric, Natalka, Ivan et Lisa de Paris, Pavio de Lviv, en plus d'autres amis et znajomy d'ailleurs, nous avons bien contribué à l'atmosphère autour du bar sur le patio.

À l'approche du match, nous avons commencé notre marche vers le stade, sur Khreshchatyk, vers Chervonoarmyskaja et les familières fouilles du miltitsia qui inspectent tout pour assurer la tranquilité.

L'esprit du football - l'amitié!
L'esprit du football - l'amitié!

À notre arrivée au stade, les joueurs s'entraînaient déjà. Le plus gros changement que j'ai remarqué des matchs précédents à Kyiv était qu'un système de son convenable avait été installé dans le stade. Car, retentissant des hauts-parleurs autour de la piste athlétique récemment remise à neuf était le genre de musique que l'on associe plus avec Ibize que Kyiv et, en plus, un jeune homme entrainait la foule avec des chants et des vagues de refrains de YKPAIHA.

En ligne, les Français se serrèrent les bras à l'arrière du dos et chantaient l'hymne nationale de la France avec les sifflements écrasants. Tout s'est tu à temps pour que l'on puisse se joindre aux chants de l'hymne de l'Ukraine, mais la musique était si douce que nous étions toujours de l'avant. Les Français sont passés devant leurs hôtes leur serrant les mains, les arbitres se sont tournés et tous prirent place pour la présentation des joueurs. Un coup de sifflet de l'arbitre et le match était de l'avant!

Immédiatement, la France poussait, controllant le ballon dans le territorire de l'Ukraine, le passant presqu'à volonté. Mais ils ne pouvaient brisé la défense Ukrainienne et, après un quart-d'heure, l'Ukraine est remontée lentement. Il était clair que ce ne serait pas un de ces matchs qu'un partisan espère voir. En fait, les milieux se neutralisaient.

Husyn avait pratiquement enlevé Zidane du match et à chaque fois qu'il lui échapait, 3 Ukrainiens le suivaient immédiatement. La même chose se produisait pour Shevchenko, qui était presque invisible. Les gens dont on s'attendait apprécier, comme Djorkaeff & Anelka et Maximov & Retrov, ne pouvaient contribuer au match et c'est devenu une bataille au milieu du terrain. Tout de même, Shevchenko aurait pu faire un but vers la fin de la demi-heure lorsqu'il envoya un coup dépassant le mur des Français et à quelques pouces du poteau de Barthez, le gardien en rade. Les Français étaient contraints à des efforts speculatifs de 30 mètres et plus. Pas que Shovkovsky n'a jamais été battu à ce point avant!

La route vers Olympiiskyj
La route vers Olympiiskyj

À la mi-temps, nous sommes allés pour une marche pour se défouler et avons recontré des amis. Au retour à nos sièges pour la deuxième, il n'y avait aucun espoir que ce serait différent.

La même chose se produisait et il n'y avait aucun plaisir pour un partisan de regarder un match ou il n'y aurait aucune chance de buts. Ceci dit, il y eu quelques chances, la meilleure pour les Français au début de la deuxième. Comme les Français s'avancaient de la région de penalty, Zidane et Dechamps se bloquèrent et au moment où Deschamps tombait, il a essayé de passer à travers la défense Ukrainienne vers Djorkaeff. Courrant pour défendre était le substitut Mykytyn qui a bloqué le ballon pour ensuite tomber. Le ballon a devié de son soulier pour s'envoler juste à côté du poteau de Shovkovsky. Ceci me rappellait le but de la Croatie a Kyiv durant les finales de qualifications pour le Coupe du Monde mais ce n'était qu'un avertissement. Mykytyn le prit à coeur, je crois, car il joua le reste du match parfaitement.

La seule autre chance du match a été pour Shevchenko. Une petite passe adroite de Vashchuk au dessus de la défense française à Sheva au bout de la région de penalty lui permi, d'un touché, de la remettre au sol. Sheva controllait le ballon, contourna la défense et a frappé. Barthez qui regardait du bord de la "six-yard box" prêt à plonger, mais c'était pour rien car le coup de Sheva a devié de l'autre côté de son soulier pour s'envoler haut par dessus le poteau du bout.

Le Stade
Le Stade

Tant était en jeu à ce match, une défaite pour une équipe ou l'autre les condamnait à l'élimination et c'est sans doute pourquoi ils jouaient avec prudence et défense. L'inévitable 0-0 a laissé l'Ukraine à la première place du groupe avec 16 points mais les résultats d'ailleurs ont mis la France en quatrième place en égalité avec les gagants de la journée, la Russie (2-0 vs Armenia) et l'Islande (3-0 vs Andorra). Les trois équipes n'avaient qu'un point derrière avec deux matchs à jouer. C'était vraiment le groupe le plus serré de la compétition, avec les quatre premières équipes séparées par un point et les quatres avec de bonnes chances de gagner. La seule consolation pour les partisans de l'Ukraine est que nous avons les seuls gains contre l'Islande et la Russie.

À la sortie du stade, nous avons marché en chantant le long de Khreshchatyk jusqu'à Maidan où nous avons chanté toutes les vieilles chansons. Un vieil homme de Dnipropetrovsk nous acheta 20 bières nous incitant de continuer à chanter. Il n'avait entendu ces chansons depuis longtemps. Après plusieurs chansons, nous sommes entrés au Rock Café pour la dernière fois afin de célébrer notre tovarystvo et de relaxer un peu. Plusieurs d'entre nous nous sommes ensuite rendus chez un ami pour un pasta carbonara, quelques 'charkas of horika' et un sentiment chaleureux d'être parmi des amis dans un environnement qu'un Ukrainien, peu importe où tu es né, en prendrait plaisir.

Je me sens chez moi en Ukraine plus je la visite.


La table aprés le huitième tour...

P Equipe J G N P Buts Ptes
1 Ukraine 8 4 4 0 12-3 16
2 Russie 8 5 0 3 19-10 15
3 Iceland 8 4 3 1 10-3 15
4 France 8 4 3 1 11-6 15
5 Armenie 8 1 2 5 3-12 5
6 Andorra 8 0 0 8 2-23 0

Page d'Accueil des Journaux Personnels des Voyages de Football Ukrainien


Information de cette match - Ukraine v France